Luanda - La directrice générale adjointe à l'Information de l'Agence Angola Presse" ANGOP" , Luisa Damião a déclaré jeudi, à Luanda, que les médias représentent un outil précieux dans la formation de l'opinion publique à travers la mise sur pied de la culture de lutte contre la violence.
Mme Louisa a fait cette affirmation, pendant son intervention sur le thème" Le rôle des médias dans la lutte contre la violence domestique: le cas de l'Angola, à la conférence internationale pour la clôture de la première phase de la campagne" Défiant le silence" du Forum des femmes journalistes pour l'égalité dans le genre.
Compte tenu de cette importance, les médias ont également un rôle clé dans la transformation des conceptions traditionnelles du féminin et masculin, pouvant être des alliés dans le renforcement de la culture de l'égalité dans lutter contre les stéréotypes et mythes sexistes.
Les médias devraient, par conséquent, jouer un rôle pédagogique décisif dans la formation morale et civique des citoyens, a précisé la directrice de l'Angop à l'Information.
«Ils ont la capacité de produire la réflexion et ont un rôle important dans la diffusion de messages, constituant ainsi, de pilliiers de la promotion de la citoyenneté et jouent leur rôle dans la construction de l'identité nationale" a-t-elle affirmé.
Pour Luise Damião, la lutte contre la violence domestique nécessite une action intégrée à différents niveaux, puisqu'on ne peut pas combattre ce fléau sans mettre fin à l'impunité.
Selon la directrice générale d'adjointe, pour couvrir ce thème, les journalistes doivent être bien préparés et conscients qu'il s'agit d'une question délicate qui a à voir avec les émotions, les sentiments et la vie des personnes impliquées.
«Quand à la recherche d'une victime ou auteur de violence pour l'interview, le journaliste doit savoir qu'il faut d'abord respecter ces personnes et leurs limites à revivre des situations difficiles et douloureuses. Il est toujours nécessaire de préserver l'identité des victimes et de respecter les principes de la présomption d'innocence" a souligné Mme Damião.