Luanda - L'approbation et l'application du décret-loi sur la compensation de copies privées contribueront à la lutte contre la piraterie discographique et la contrefaçon, a déclaré mercredi, à Luanda, le directeur national des droits d'auteur et connexes, Pinto Baptista.
Le décret-loi sur la compensation de copies privées est un instrument juridique élaboré par la direction nationale de droits d'auteurs et connexes.
"Cette loi fera que les artistes, producteurs et éditeurs soient exemptés d'impôts douaniers et les compositeurs dont les oeuvres seraient piratées bénéficient d'un pourcentage important tiré des impôts payés par les importateurs de CD vierges", a indiqué Pinto Baptista.
Dans une interview accordée à l'Angop, le responsable a indiqué qu'après l'approbation de cet instrument juridique par le Conseil des ministres et l'Assemblée nationale, les auteurs angolais auront à leur disposition plus une "arme" contre la piraterie laquelle les aidera à réduire les dépenses.
Selon lui, ce qui va arriver est très simple: le produit original sera exempté d'impôts douaniers, ce coût retombera aux disques vierges qui sont importés par diverses entreprises.
En théorie, les importateurs de ce type de matériel payent avec les impôts qui leur seront exigés, couvrant ainsi les dommages dont souffrent les artistes par la vente illégale de leurs disques, a-t-il expliqué.
"Avec ce mécanisme, l'exécutif angolais, à travers, le ministère de la Culture cherchera à baisser le prix des disques originaux pour équilibrer avec le prix pratiqué par les pirates", a ajouté le responsable .
Cette mesure obligera les commerçants qui se dedient à ce type d'affaires de penser un peu plus aux avantages et désavantages qu'ils auront en optant pour cette procédure. Si actuellement, ils achètent un carton de disques vierges qui contient 20 à 25 CD à 20 ou 30 dollars, avec l'application de cette loi, demain ils vont dépenser plus, résultant de l'augmentation du prix du disque pirate.
Pour le juriste Paulo Pinto, les entreprises qui importent du materiel informatique seront obligées d'augmenter le prix de vente, eu égard aux impôts à payer pour l'importation de tels matériels.
Dans l'entre-temps, pour avoir accès à ces faveurs, les artistes devront enregistrer au pays leurs oeuvres. Et au cas où leurs oeuvres seraient piratées, ils vont immédiatement recourir aux instances vouées à cet effet (direction nationale d'investigation criminale, la police économique et autres) déposer une plainte aux autorités compétentes.
"Il ne s'agit pas seulement de réclamer aux organes d'information, il est nécessaire qu'ils présentent les plaintes pour que les mesures soient prises. Ce qui se vérifie aujourdhui, c'est le musicien qui se prononce hors du secteur prévu, a-t-il souligné, ajoutant que ce décret ne sera suffisant pour lutter contre la piraterie, c'est un phénomène qui nécessite une intervention internationale.