BOGOTA - La sénatrice colombienne Piedad Cordoba, désignée par la guérilla des Farc comme son interlocutrice en vue de la libération unilatérale dans les semaines qui viennent de six otages politiques, a souhaité dimanche l'aide du président vénézuélien Hugo Chavez.
"Espérons que le président Chavez pourra nous accompagner, mais je pense aussi clairement qu'il faut consulter le
gouvernement car c'est une affaire colombienne", a-t-elle déclaré à la radio RCN.
Auparavant, la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avait annoncé dans un communiqué diffusé
sur internet son intention de libérer prochainement six de ses otages dits politiques. Les Farc avaient précisé qu'ils seraient remis "en temps voulu", à une commission dirigée par cette sénatrice d'opposition.
Cette dernière a souhaité que la libération se déroule "avec toutes les garanties". "Et je serai très reconnaissante au président Chavez s'il pouvait contribuer", a-t-elle ajouté.
Hugo Chavez avait mené en 2007 une mission de médiation qui avait été abruptement interrompue par Bogota à la fin de l'année.
Sa mission, à laquelle participait également Piedad Cordoba, avait débouché sur la libération unilatérale de six otages au début de l'année 2008, dont Clara Rojas, l'ex-directrice de campagne de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, enlevée comme elle en 2002.