BRUXELLES - L'accord surprise des dirigeants de la zone euro vendredi au terme d'une nuit de discussions parfois tendues, a immédiatement soulagé l'Italie et l'Espagne, et apporté l'espoir d'une accalmie à la crise de l'euro, a appris l'AFP.
A l'aube, le président de l'UE Herman Van Rompuy a salué vendredi une "réelle avancée" pour calmer les marchés financiers et réformer la zone euro pour tenter de sauver la monnaie unique.
La chancelière allemande Angela Merkel, qui a dû plier face à Mario Monti et Mariano Rajoy, s'est dite satisfaite des compromis trouvés pour aider les pays en difficulté, mais sans déroger à sa ligne. "Je pense que nous avons réalisé quelque chose d'important, mais nous sommes restés fidèles à notre philosophie:
aucune prestation sans contrepartie", a-t-elle déclaré.
Le président français, François Hollande, s'est réjoui des "effets heureux" des mesures décidées dans la nuit de jeudi à vendredi.
Les places boursières européennes ont signé une de leurs plus belles séances de l'année, avec des hausses de 5,66% à Madrid et de 6,59% à Milan.
"La possibilité d'utiliser à l'avenir" les fonds de secours européens "pour une recapitalisation directe des banques, que la Banque centrale européenne défendait depuis longtemps, est un bon résultat", a déclaré son président, Mario Draghi, en marge du sommet de Bruxelles.
Cet élargissement du rôle des deux fonds répond à une demande forte de l'Italie et surtout de l'Espagne, qui cherchait à éviter que le plan de sauvetage de ses banques n'alourdisse sa dette publique au point de la rendre insoutenable.