PARIS - Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, annonce que, "dans un contexte de recul du marché automobile", il proposera "prochainement" au président de la République et au Premier ministre "un plan d'actions pour l'avenir de la filière automobile".
Le gouvernement a haussé le ton contre le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën pour qu'il précise le sort réservé à plusieurs de ses usines en France, dont celle d'Aulnay-sous-Bois, ce qui devrait être fait lors de deux comités d'entreprise extraordinaire prévus en juillet.
Dans une lettre adressée vendredi au président du directoire de PSA, Philippe Varin, et transmise samedi à l'AFP, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg demande que "la direction fasse connaître ses intentions au plus vite et de façon précise".
M. Montebourg demande aussi d'"engager sans délai le dialogue social, et d'en faire une arme collective pour affronter vos éventuelles difficultés dans le respect de vos salariés".
Pour mieux comprendre la situation réelle de l'entreprise, qui traverse une mauvaise passe, M. Montebourg a nommé un expert gouvernemental. Il "doit permettre au gouvernement, au groupe PSA et aux salariés d'avoir une vision précise de la situation du groupe et des solutions que nous pourrions envisager en fonction de l'état réel de l'entreprise", selon le ministère.
Le ministre a aussi promis de présenter "prochainement (...) un plan d'actions pour l'avenir de la filière automobile française".
La situation du premier constructeur automobile français est mauvaise.
Malgré plusieurs mesures d'économies prises depuis 2009, le départ de salariés, le gel de projets et la vente d'actifs, il n'arrive pas à redresser la barre. Il souffre de la chute des ventes en Europe, son principal marché.