TEGUCIGALPA (AFP) - L'incendie dans une prison du centre du Honduras dans lequel ont péri 360 détenus le 14 février est d'origine accidentelle et a pu être causé par une cigarette, selon les résultats des enquêtes menées par des experts américains et honduriens, rendus publics mardi.
L'équipe de l'Agence américaine pour le contrôle de l'alcool, le tabac, les armes et les explosifs (ATF) a indiqué avoir "déterminé que la cause de l'incendie est accidentelle", dans un rapport publié par l'ambassade des Etats-Unis à la suite d'une enquête menée sur place.
Le feu a commencé dans la partie supérieure de deux lits superposés du module six de la ferme pénitenciaire de Comayagua, qui abritait 852 prisonniers, "et s'est propagé aux matériaux inflammables proches" affirme le rapport.
"Le feu a dû être provoqué par une flamme (dont l'origine pourrait être dûe à une cigarette, un briquet, des allumettes, etc) bien que la source précise de l'ignition n'a pas été trouvée", précise-t-il, en écartant "d'autres causes éventuelles comme un éclair, des causes électriques ou l'utilisation de liquide inflammable ou combustible".
Auparavant le ministre de la Sécurité, Pompeyo Bonilla, et le procureur général avaient également souligné l'origine accidentelle de l'incendie dans un rapport préliminaire, en écartant les versions de certains familles selon lesquelles il aurait pu être provoqué par des policiers pour faciliter l'évasion de prisonniers moyennant paiement.
Selon le ministre, l'incendie a pu se déclarer alors que des détenus "fumaient sur un matelas inflammable", ce qui a pu "provoquer la première flamme". Le procureur général du Honduras, Luis Rubi, avait affirmé que cette hypothèse était celle qui prédominait, en se référant aux "nombreuses déclarations de témoins".