ILE DU GIGLIO - Un mois après le naufrage du Concordia, qui a fait 32 morts dont 15 personnes qui n'ont pu être retrouvées jusqu'à présent, l'énorme épave git toujours près de l'île italienne du Giglio (côte ouest) où le pompage du carburant devrait enfin commencer lundi.
Le raccordement de six réservoirs à un ponton flottant a été achevé jeudi et la société néerlandaise Smit peut démarrer le vidage des cuves.
A condition que la météo s'améliore alors que l'île toscane a été touchée par la vague de froid et neige inhabituelle qui a frappé tout le pays.
"La chose qui me préoccupe le plus c'est que les cuves soient vidées au plus vite. Je l'ai dit aux habitants du Giglio: je me sentirai plus tranquille le jour où il y aura quelques tonnes de carburant en moins ici", a déclaré jeudi le chef de la protection civile Franco Gabrielli, en visite sur l'île.
Les experts de Smit et leurs collègues de la firme italienne Neri doivent aspirer quelque 2.400 tonnes de mazout encore contenues par le Concordia qui menacent d'une marée noire le fragile écosystème du Giglio.
Pendant ce temps, les familles des 15 disparus continuent désespérément de faire le voyage sur l'île pour demander aux autorités de continuer à rechercher leurs proches. C'était le cas jeudi de la Française Brigitte Litzler, maman de Mylène, 23 ans, dont toute trace s'est perdue lors du naufrage avec son fiancé Michaël, 25 ans.
"S'ils nous voient nous les parents, les sauveteurs reprendront les recherches. Je me dis que moi j'ai les pieds au sec, et si ça se trouve mes enfants sont là-dedans, en train de croupir dans de l'eau, coincés...Je peux pas être bien, c'est pas possible", dit-elle à l'AFP-TV.