CITE DU VATICAN - L'archevêque de Luxembourg, Mgr Jean-Claude Hollerich, juge primordial d'inculquer aux séminaristes une
vision "positive" de la sexualité et de donner une formation les aidant à s'ouvrir au monde, pour éviter au maximum les risques d'abus sexuels:
Q: Quel type de séminaire doivent trouver les jeunes candidats au sacardoce?
R: Quand les jeunes entrent au séminaire, le processus de maturation vers l'âge adulte n'est pas encore terminé. Il faut qu'ils y trouvent une atmophère de famille pour que ce processus puisse continuer. J'ai peur que dans de grandes institutions, ce processus soit freiné ou interrompu. Il faut d'autres structures, des expériences plus humaines.
Q: Quel doit être le contenu de la formation:
R: En général, les études ça marche bien. C'est le niveau humain qui ne suit pas. Il faut prévoir plus de stages, par exemple dans des cliniques, mais les stages ont seulement du sens quand ils sont accompagnés. Il faudrait avoir des stages pendant tout le séminaire. Le fait qu'il y ait moins de séminaristes en Europe est une chance pour personnaliser la formation.
Des cours d'éducation (sur la sexualité et l'affectivité) sont nécessaires justement pour que les jeunes ne soient pas gênés pour poser des questions.
Ils ont besoin d'une direction spirituelle. Elle doit continuer après le séminaire pour les jeunes prêtres qui commencent. Ils ont été dans un milieu très protégé et, tout à coup, il n'y a plus rien.
Q: les séminaristes d'aujourd'hui sont-ils mûrs ? Ceux qui ne le sont pas ne devraient-ils pas choisir la vie de couple hétérosexuel ou homosexuel ?
R: j'ai l'impression que beaucoup de séminaristes ne sont pas encore conscients de leur sexualité, ils promettent le célibat avant de la découvrir.
Q'est très dangereux parce qu'il faut justement les aider à sublimer leur sexualité au service des autres et de l'Eglise.
L'importance du combat spirituel, une tradition ascétique de l'Eglise, doit aussi leur être enseignée.
Les degrés de maturation sont très différents de personne à personne. Des jeunes de 20 ans peuvent avoir une grande maturité, d'autres à 30 ne l'ont pas encore: alors, il faut les refuser.
L'important, c'est l'authenticité. Les gens mariés souffrent de l'infidélité des prêtres. Avec le grand appel à la réévangélisation de l'Europe, il faut des gens solides.