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03/02/12 10:31

Chine
Les Chinois de plus en plus souvent victimes de l'insécurité en Afrique

Pekin - La présence accrue des entreprises chinoises dans le monde, et  en Afrique notamment, entraîne davantage de risques pour la sécurité de leur personnel, comme l'ont illustré de récentes prises d'otages au Soudan et en Egypte, et remet en question la politique de non-ingérence de Pékin.


"Surtout en Afrique, la présence économique croissante de la Chine bute sur une grandissante insécurité", relève Jonathan Holslag, chercheur à l'Institut d'études sur la Chine contemporaine de Bruxelles dans une note publiée après l'enlèvement samedi de 29 ouvriers chinois par la rébellion du Kordofan-Sud, au Soudan.


Mardi, ce sont 25 travailleurs chinois qui ont été pris en otages par des bédouins égyptiens, avant d'être libérés le lendemain. Ces bédouins voulaient obtenir la libération de cinq des leurs, faits prisonniers par le régime déchu d'Hosni Moubarak.


En Afrique, "des bandes armées considèrent de plus en plus les travailleurs chinois comme des cibles faciles pour obtenir des rançons", constate M. Holslag. Il relève que des attaques mortelles se sont produites contre eux ces dernières années au Soudan, en Ethiopie, au Kenya et au Nigeria, tandis que d'autres ont dû être évacués du Tchad ou de l'est du Congo.


Les entreprises chinoises, d'Etat ou privées, ont considérablement accru ces dernières années leur présence à l'étranger, notamment sur le continent africain, que ce soit pour extraire du pétrole ou des matières premières, cultiver des terres ou construire des hôpitaux, des routes ou des barrages.


En Libye, l'an dernier, la Chine a mis en oeuvre sa plus grande et coûteuse opération de secours et d'assistance en évacuant en pleine guerre civile quelque 36.000 de ses ressortissants qui y travaillaient.


Même en temps de paix, les frictions avec les populations locales sont  nombreuses alors que les entreprises chinoises font souvent venir leurs ouvriers de Chine ou sont accusées de maltraiter la main-d'oeuvre locale, comme en Zambie, où le rejet de la présence chinoise est devenu un thème de campagne pour Michael Sata, élu président en septembre.






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