Jelawar (Afghanistan) - En file indienne, chiens renifleurs en tête, la patrouille de paras de la 101e Division Aéroportée de l'armée américaine et de soldats de l'armée afghane quitte le poste de combat avancé pour une mission de déminage dans le sud de l'Afghanistan.
"On va nettoyer la route", explique le capitaine James L. Thomasson, commandant de la compagnie Alpha des artilleurs parachutistes de la 101e Airborne Division, l'une des unités les plus célèbres et les plus décorées de l'armée des Etats-Unis depuis le débarquement en Normandie en juin 1944.
Baptisé Camp Nolen en mémoire d'un soldat tué au combat, le poste est situé à la lisière du village de Jelawar, dans la vallée de l'Arghandab, au coeur de la province de Kandahar, berceau et bastion des talibans.
Alors que la patrouille progresse à pas comptés, dans une allée surnommée "IED Lane", le sergent-chef Robertson dirige les soldats afghans. "Gardez 5 mètres de distance entre vous", ordonne-t-il. Là, les "engins explosifs improvisés", ou IED, ces bombes artisanales devenues l'arme de prédilection des talibans, ont déjà tué de nombreux soldats.