Sanaa- Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a accusé samedi les rebelles chiites de refuser la paix, sur fond de violations répétées de la trêve en vigueur depuis février dans le nord du pays.
"Dans leurs dernières agressions, les houthis (les rebelles chiites, ndlr) s'en sont pris au député Saghir Ben Abdel Aziz dans sa demeure et à des éléments de l'armée", a regretté M. Saleh dans un discours à l'occasion de la "Journée du savoir", marquant la fin de l'année scolaire.
"L'Etat s'est abstenu de toute action militaire, sachant que les rebelles exécutent un dessein extérieur et sont des promoteurs de guerre qui ne veulent pas de la paix", a-t-il déclaré.
"Nous allons néanmoins insister sur l'application des six dispositions (de la trêve) et sur le retour à la paix", a-t-il ajouté, souhaitant voir le Qatar, médiateur dans le conflit, "convaincre les rebelles d'appliquer les points du cessez-le-feu".
A Sanaa le 13 juillet, l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, s'était dit disposé à "trouver une solution qui aiderait à préserver l'unité du Yémen", une déclaration accueillie favorablement par les rebelles.