Montreal - Musique hip-hop ou minimaliste, acrobaties inspirées de la culture urbaine ou des oeuvres du philosophe russe Lev Chestov: le cirque contemporain vit un rare bouillonnement à Montréal, poussé par une armée de saltimbanques aux inspirations multiples.
Pendant longtemps, le cirque au Québec rimait uniquement avec le Cirque du Soleil, la multinationale du divertissement créée en 1984 par le cracheur de feu Guy Laliberté et qui sillonne désormais la planète.
Mais avec le succès de la compagnie, le Québec s'est épris de cet art et se l'est approprié.
L'Ecole nationale du cirque, qui accueille 150 étudiants chaque année, est sortie de terre. La Tohu, premier cirque en dur d'Amérique du Nord, a été construite. Et une multitude de troupes ont vu le jour, telles le Cirque Eloize ou Les 7 doigts de la main.
Dernier événement en date: le festival "Montréal complètement cirque", dont la première édition s'est achevée dimanche. "Pour faire de Montréal l'une des villes importantes du cirque, il nous manquait un festival", dit à l'AFP Stéphane Lavoie, directeur général de La Tohu et maître d'oeuvre de ce rendez-vous.