VARSOVIE - Sentir les violettes, fleurs préférées de Frédéric Chopin, feuilleter ses manuscrits, entendre les chants d'oiseaux des jardins de Nohant... Grâce à des technologies de pointe, le nouveau musée du grand compositeur à Varsovie interpelle tous les sens du visiteur.
Situé dans l'ancien petit palais Ostrogski, restauré et réaménagé sur une haute berge de la Vistule, le musée a été inauguré le 1er mars, 200 ans après la naissance de l'artiste.
"Ce musée est formidable. Il nous permet de goûter à Chopin avec tous nos sens", se réjouit le musicologue Daniel Cichy, un des premiers à avoir visité cet établissement ultramoderne.
Grâce à d'innombrables écrans, projecteurs, écouteurs et haut-parleurs, le visiteur est emporté de salle en salle dans les paysages visuels et sonores de Zelazowa Wola, le lieu de naissance de Chopin à 60 km de Varsovie, puis dans les rues de la capitale polonaise où le compositeur avait passé les 20 premières années de sa vie.
A travers une multitude de récits et d'images, on peut le suivre dans ses voyages en Autriche, en Allemagne ou à Majorque, se retrouver au milieu d'un bruyant salon parisien de l'époque, devant le dernier piano ayant appartenu au compositeur.
Dans ce musée, Chopin "est à nouveau un être humain tel qu'il l'était il y a 200 ans, quand il marchait dans ces rues, étudiait et connaissait ses premières amours", souligne Andrzej Sulek, directeur de l'Institut national Frédéric Chopin.
Une des salles parle de femmes dans la vie du compositeur: sources de ses élans, parfois ses muses, dont la romancière française George Sand avec qui il a partagé dix ans de sa vie, entre Paris et Nohant.