Tokyo - Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama s'est réjoui vendredi du refus de la CITES d'interdire le commerce du thon rouge d'Atlantique Est et de Méditerranée, une décision qui va éviter une hausse du prix de ce poisson.
"C'est bien !", s'est-il félicité devant la presse, quelques heures après le rejet par la conférence de la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (CITES), réunie à Doha, d'une proposition déposée par Monaco destinée à protéger cette espèce dont les stocks en chuté ces dernières décennies.
Principal consommateur de l'espèce (80% des thons rouge pêchés sont mangés dans l'archipel, notamment en sushi), le Japon a mené un intense lobbying auprès des pays en développement pour qu'ils votent contre la résolution, qui a finalement été rejetée par une large majorité (68 voix contre, 20 pour).
"Cela signifie que les importations de thon rouge vont continuer pour l'instant, et je pense que c'est bien que le prix du thon rouge n'augmente pas davantage", a souligné le Premier ministre.
Le Japon ne s'approvisionne pas uniquement dans l'Atlantique et pêche avantage dans l'Océan Pacifique (25.000 tonnes contre 19.000 tonnes par an).
En outre, le thon rouge n'est qu'une espèce de thonidé, la plus prisée, et le thon rouge de l'Atlantique ne représente qu'environ 10% de la viande de thon consommée dans l'archipel, selon les experts.