DILI - Le Timor oriental, plus jeune nation asiatique, a voté vendredi pour des élections locales considérées comme un test de la stabilisation du pays dix ans après le référendum historique sur l'indépendance, a constaté un correspondant de l'AFP.
Le scrutin communal a été supervisé par l'armée et par la police des Nations unies, toujours très présentes au Timor oriental. "Nous ne nous attendons pas à des incidents" après une campagne qui s'est déroulée dans le calme, a indiqué son chef, Luis Carrilho.
La récente histoire du petit pays, situé entre l'Indonésie et l'Australie, a été marquée par des troubles, liés notamment à des tensions ethniques au sein des forces de l'ordre.
Mais les autorités ont salué la "stabilisation" constatée ces deux dernières années, en célébrant, fin août, le dixième anniversaire du référendum qui a conduit l'ancienne colonie portugaise vers l'indépendance après 25 ans d'occupation par l'Indonésie.
Grâce à ce retour au calme, l'ONU délègue progressivement les responsabilités du maintien de l'ordre au pouvoir timorais. Ce qui devrait permettre à la force internationale, composée de plus de 1.500 hommes, d'envisager un retrait progressif à partir de 2010, a récemment prévu l'un des chefs de la mission onusienne, Finn Reske-Nielsen.