BAGDAD, - Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a rompu l'union sacrée chiite, refusant de rejoindre une large coalition chiite constituée lundi et exprimant sa volonté de faire cavalier seul aux prochaines élections législatives de janvier.
"Aux frères qui tardent à nous rejoindre pour quelque raison que ce soit, nous désirons leur participation et nous voulons partager avec eux les responsabilités.
La porte reste ouverte", a lancé à l'adresse de M. Maliki, l'ancien Premier ministre Ibrahim al-Jaafari en annonçant lundi la composition et le programme de la nouvelle coalition chiite.
Celle-ci a pris le nom d'Alliance Nationale Irakienne (ANI) et comprend toutes les tendances du camp chiite, depuis le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) proche de l'Iran jusqu'aux partisans du chef radical chiite Moqtada Sadr, ainsi que des indépendants.
"M. Maliki veut une réelle alliance nationale irakienne non pas dans les paroles mais dans le programme et la composition", a affirmé à l'AFP Ali al-Moussawi, un conseiller du Premier ministre. "les invitations à rejoindre la coalition ne sont pas nouvelles et les points de divergences restent entiers", a dit ce conseiller.