Luanda – Une recherche sur le Budget Général de l'État angolais prévu pour 2012 indique que sans compter sur le pétrole les recettes seraient évaluées en un milliard 200 millions de kwanzas et les dépenses en trois milliards 42 millions de kwanzas.
Selon l'étude parvenue à l'Angop présentée le 1er février par l'économiste angolais Carlos Rosado de Carvalho au cours d'une
conférence sur “le Budget Général de l'État et l'économie”, sans recettes de pétróle le Budget Général de l'État enregistrairait un déficit supérieur à deux milliards de kwanzas.
“Sans le pétrole les comptes publics sont très déficitaires, malgré l' évolution favorable, le déficit contínue au-dessus du raisonable ”, refère la communication de Carlos Rosado, soulignant qu'en 2009 le FMI calculait que le déficit primaire non pétrolier ne devait pas dépasser 30 pour cent du PIB non pétrolier”.
Quant aux sources de recettes du Budget Général de l'État de 2012, le document indique que des quatre trilions 501 milliards 106 millions 290 mille 500 kwanzas, soit 68,1 pour cent provient des impôts pétroliers, 26,7 pour cent des impôts non pétroliers 1,9 pour cent des contributions sociales et 3.3 pour cent d'autres recettes.
Il a souligné également que le pétrole continue d'être le produit de négoces qui génère exceptionellement des hauts marges de bénéfices pour l'État angolais (Cash cow de l'État).
Les rendements des concessions de pétrole fournissent presque un milliard 800 millions de kwanzas, représentant 47,6 pour cent des recettes du secteur.
Quant à la destination donnée aux recettes du Budget Général de l'État, le document refère que 74,6 pour cent sont pour les dépenses courrantes (payement de salaires, acquisition de biens consommables et autres) et 25,4 pour des depenses d'investissement, c'est à dire construction de routes, ponts, énergies, assainissement et eaux.
Toujours selon le document, chaque quatre kwanzas de dépenses, trois vont à l'investissement (valeurs en pourcentage du total), et
30 pour cent du budget serviront à payer des fonctionnaires publics, la plus grande part des dépenses.