Le Cap - La découverte d'or noir dans des pays africains se traduit souvent par une paupérisation de la popu-lation, mais le Ghana, où l'exploitation va débuter bientôt et qui fait figure de modèle démocratique sur le continent, a les moyens d'éviter de tomber dans le piège, selon des experts.
Le Ghana a "d'excellents gestionnaires, un bon gouvernement avec des idées fortes sur les moyens d'éviter ce qu'on appelle la "malédiction du pétrole" que l'on connaît ailleurs en Afrique", a indiqué à l'AFP Tim O'Hanlon de la société britannique Tullow Oil qui a trouvé du pétrole dans ce pays.
Une "malédiction" soulignée dans un rapport de l'organi-sation humanitaire Oxfam publié en février et intitulé "Ghana, le grand test".
"Dans trop de pays, la découverte du pétrole a engendré corruption, sous-développement, conflits sociaux et destruction pour l'environnement", fait remarquer Oxfam.
En Angola, qui se dispute avec le Nigeria la place de premier producteur d'or noir en Afrique et qui enregistre depuis plusieurs années une croissance à deux chiffres, la grande majorité de la population ne profite pas des revenus du pétrole: le taux de mortalité chez les moins de cinq ans est le deuxième plus élevé au monde.
Au Nigeria, l'un des pays les plus corrompus du monde, l'exploitation du brut a provoqué une explosion de la violence dans le delta du Niger, qui regorge d'or noir.