ABIDJAN - Le gouvernement ivoirien appelle les auteurs d'attaques récentes contre l'armée à déposer les armes, pour ne pas empêcher le "renouveau" du pays, a déclaré le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou dans une déclaration reçue samedi par l'AFP.
"Le gouvernement condamne fermement ces actes d'une violence inouïe", a indiqué M. Ahoussou, assurant que "les autorités militaires sont à pied d'oeuvre pour juguler ces vagues de violence".
Il demande "instamment aux auteurs de ces attaques de déposer les armes", a-t-il poursuivi.
Plus d'un an après la fin d'une crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) aux quelque 3.000 morts, certains Ivoiriens "croient toujours que la solution à leurs problèmes passe par les armes et la violence", a-t-il déploré.
Alors que le pays est sur la voie du "renouveau", ces attaques visent à "créer la psychose" et à "décourager les potentiels investisseurs", a affirmé M. Ahoussou.
Le Premier ministre a appelé à "un dialogue franc, sincère et sans exclusive" et annoncé la prochaine organisation de "missions d'écoute et de sensibilisation" à travers le pays.
En une dizaine de jours, les Forces républicaines (FRCI), l'armée ivoirienne, ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l'Ouest, y perdant dix hommes. Jeudi à Dabou, à environ 50 km à l'ouest d'Abidjan, les assaillants ont visé le camp FRCI, les bases de la police et de la gendarmerie, tué trois civils et ouvert la prison d'où se sont évadés des dizaines de détenus.