ABIDJAN (Côte d'Ivoire) - Au moins six militaires ivoiriens et un assaillant sont morts dans l'attaque lancée lundi par des inconnus contre un camp militaire d'Abidjan, au lendemain d'assauts ayant tué quatre soldats dans un autre quartier.
Le ministère de la Défense a dénoncé dans un communiqué des opérations sinon concertées, du moins ayant le même objectif: il a parlé d'"actions de sabotage au moment où les Ivoiriens s'apprêtent à célébrer le 52e anniversaire de l'indépendance" mardi.
En plus des sept morts, une dizaine de soldats ont été grièvement blessés au camp des Forces républicaines (FRCI, armée ivoirienne) d'Akouédo, situé dans le quartier de Cocody (nord) et abritant également un contingent de Casques bleus de la force onusienne Onuci, attaqué à l'arme automatique et à la kalachnikov entre 03H00 et 05H00 du matin (locales et GMT).
Le camp "a fait l'objet d'une attaque ciblée par les deux entrées", mais grâce à l'envoi de FRCI en renfort, les assaillants ont été repoussés, a déclaré le ministre de la Défense Paul Koffi Koffi. Selon lui, l'attaque a fait sept morts, six FRCI et "un assaillant".
Des journalistes de l'AFP avaient vu dans la matinée les corps de six hommes sur les ieux. Quatre corps étaient visibles par terre dans un bâtiment à l'entrée du camp, dont la porte avait été défoncée. Du sang avait été projeté sur le sol et les murs. A un poste de garde et à une sortie, deux autres corps gisaient au sol. Il y a aussi "une dizaine de blessés graves dans les rangs des FRCI", a indiqué le chef de l'Onuci, Bert Koenders.