Bamako - Le président du Mali est arrivé à Bamako peu après 19 heures ce vendredi 27 juillet 2012.
Après deux mois de convalescence en France, Dioncounda Traoré fait face à une situation difficile sur tous les fronts. Alors que les principaux partis du pays réclament la démission de son Premier ministre, les pays voisins et la Cédéao font pression en faveur d’une intervention armée pour réprimer la rébellion dans le nord du pays.
Quelle attitude adopter face au Premier ministre Cheik Modibo Diarra ? Voilà la première question à laquelle Dioncounda Traoré devra répondre très vite. Attentisme face à la l’occupation du Nord du pays par les rebelles islamistes, inaction face à de graves violations des droits de l’Homme, incapacité à assurer la sécurité du président…
Le chef du gouvernement de transition est sur la scellette, accusé "d'incompétence et d'amateurisme" par le Front uni pour la Défense de la République (FDR), qui réunit une quarantaine de partis politiques, dont les plus importants du Mali. Le 24 juillet, le FDR a appelé le Premier ministre à démissionner. Aujourd'hui, le président n’a plus que quelques jours pour décider de maintenir ou de limoger Cheick Modibo Diarra et ses ministres à l'heure de la constitution d’un gouvernement d’union nationale.