Khartoum - Le président soudanais, Omar el-Bashir a minimisé le mouvement de protestation contre l'augmentation des prix et contre son gouvernement, assurant que la multiplication des petites manifestations violemment reprimées ne constituent pas une nouvelle phase du "printemps arabe", a rapporté lundi l'AFP.
"Les genms qui ont brûlé les pneus ne sont pas nombreux et ne cherchent que l'anarchie", a déclaré El Bashir dimanche soir, considérant que seul un millier d'étudiants probablement manipulés, participent aux manifestations qui secouent le pays depuis le 15 juin.
Les manifestations ont pris une grande dimanesion après l'annonce, le 18 juin, d'un plan d'austérité qui met en cause le système de subventions de combustible, ce qui devra également aggraver une inflation qui a atteint les 30 pour cent seulement en mai, selon des données officielles.
"Ils disent que ces mesures économiques donnet la possibilité pour un printemps arabe au Soudan. Mais le printemps arabe a déjà eu lieu à maintes reprises au Soudan", a assuré le président du Soudan, se référant aux manifestations que, dans le passé, ont réuni "tous les
Soudanais".
Le principal exemple est la révolte de 1964, entamée par les étudiants, qui avaient provoqué la chute de la dictature militaire.