ADDIS ABEBA - Le Soudan et le Soudan du Sud, issu de sa partition, ont été invités samedi à assouplir leurs positions respectives dans leur conflit sur le pétrole au lendemain de la signature par les deux pays d'un pacte de non-agression sur leur différend frontalier.
"Nous demandons au Sud de reprendre sa production (pétrolière) et nous demandons aux deux parties de renoncer aux actions unilatérales", a déclaré le principal médiateur de la négociation, Pierre Buyoya, ancien président du Burundi.
"Aucune partie n'est prête à partir en guerre, je pense", a-t-il dit à l'AFP, tout en reconnaissant que les négociations devaient relever de "graves défis".
Il a lancé cette invitation à trouver un compromis alors que les négociations ouvertes dans la capitale éthiopienne entre le Soudan et le Soudan du Sud doivent se poursuivre jusqu'à mercredi prochain sous l'égide de l'Union africaine.
Elles ont enregistré un premier succès avec la signature vendredi soir d'un "traité de non-agression" des deux Soudans à propos de leur différend frontalier.
Selon le texte, Khartoum et Juba s'engagent "à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale respectives et à s'abstenir de lancer toute attaque, notamment de bombardements.
"Les deux pays acceptent de ne pas s'agresser et de coopérer", a déclaré à la presse Thabo Mbeki, ex-président sud-africain, annonçant le pacte.
L'accord a été signé par le chef du service de renseignement du Soudan du Sud, Thomas Douth, et par le directeur de la sécurité et du renseignement soudanais, Mohammad Atta.