LE CAIRE - Des étudiants et militants égyptiens pro-démocratie ont fait la grève samedi pour marquer le premier anniversaire de la chute de Hosni Moubarak, espérant faire pression sur l'armée afin qu'elle quitte immédiatement le pouvoir.
Plusieurs groupes, y compris "Les jeunes du 6 avril", qui avaient contribué à lancer la révolte contre l'ancien président, avaient appelé à lever le pied dans les universités et sur les lieux de travail. Mais le mouvement semble avoir été peu suivi.
Un an après le départ de M. Moubarak, poussé à la démission par 18 jours de révolte, les militants qui ont provoqué sa chute exigent désormais que l'armée, accusée de perpétuer l'ancien régime et de réprimer le mouvement pro-démocratie, passe le relais aux civils.
Des étudiants ont manifesté dans plusieurs universités pour exiger la fin du pouvoir du Conseil suprême des forces armées (CSFA), à qui M. Moubarak a remis les rênes du pays en démissionnant.
"Je suis en grève car la situation du pays est mauvaise. Il n'y aucune différence entre le Conseil militaire et Moubarak", a affirmé à l'AFP Mahmoud Magdy, un étudiant en économie à l'université d'Aïn Chams.