ABIDJAN - La très importante réduction de dette attendue cette année par la Côte d'Ivoire dépend de la finalisation de la réforme de la filière cacao, dont le pays est premier producteur mondial, a indiqué samedi la Banque mondiale.
"Il y a des aspects de la réforme qui ne sont pas encore finalisés, qui sont sur le point de l'être", a déclaré lors d'une conférence de presse à Abidjan Jorg Frieden, porte-parole d'une mission d'administrateurs de la BM, qui a passé quatre jours en Côte d'Ivoire.
"Dans cette phase de finalisation, il est impossible de se prononcer sur le moment exact" pour la réduction de dette, "mais la dynamique est là", a-t-il souligné.
Lors d'une rencontre cette semaine avec les acteurs privés de la filière cacao, notamment les exportateurs, "nous avons constaté une convergence importante d'intérêts et d'opinions" sur la réforme, a assuré M. Frieden.
Il a cependant convenu qu'il y avait "quelques discussions techniques" en cours sur la mise en oeuvre du système de vente anticipée (ou "vente à terme"), au coeur de la réforme, tout en contestant toute "différence fondamentale".
"Il n'y a pas de divergence, il n'y a que quelques points techniques" qui devraient être réglés "la semaine prochaine", a insisté de son côté le ministre ivoirien de l'Economie, Charles Diby Koffi.
La "vente à terme" consiste à vendre par avance sur le marché international la production non encore récoltée de la campagne de l'année suivante. Il s'agit, avec le produit de cette vente, de garantir un prix d'achat aux planteurs ivoiriens.