LE CAP - Les ministres des Affaires étrangères des 15 pays d'Afrique australe se sont réunis samedi pour débattre de leur récent échec lors de l'élection à la présidence de la commission de l'Union africaine (UA) et mettre en place une nouvelle stratégie en vue de la prochaine élection.
La réunion de la Communauté de développement des Etats d'Afrique australe (SADC) a été convoquée à la suite de son échec le mois dernier à faire élire sa candidate la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma à la présidence de la commission de l'UA.
"Notre agenda va être très serré, nous n'avons pas beaucoup de choses à discuter, mais elles sont très importantes", a déclaré le ministre angolais des Affaires étrangères Rebelo Pinto Chikoti dans son propos d'ouverture. Après consultation, les ministres pourront "finalement faire des propositions pour les chefs d'Etat qui pourront soumettre nos propositions à d'autres réunions de l'UA", a ajouté M. Chikoti.
Une expertise des élections de janvier et la stratégie pour la prochaine élection sont inscrites à l'ordre du jour de la réunion, où sont attendus les ministres des Affaires étrangères d'Afrique du Sud, de Tanzanie, Zambie, Namibie et Mozambique. La réunion se prolongera dimanche en s'élargissant à d'autres ministres.
Fin janvier, les chefs d'Etat africains ont décidé de reconduire provisoirement la Commission actuelle de l'UA, y compris son président Jean Ping, jusqu'à leur prochain sommet en juin, après avoir échoué à départager les candidats en présence.
Le sommet de l'Union africaine à Addis Abeba n'est pas parvenu à élire un président pour son organe-clé, la Commission, les chefs d'Etat se divisant à peu près à égalité entre le sortant, le Gabonais Jean Ping, et la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.
Jean Ping, 69 ans, en poste depuis 2008, a devancé légèrement sa concurrente sud-africaine, ancienne ministre sud-africaine des Affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma, lors de trois premiers tours.
Mme Dlamini-Zuma a été alors contrainte par le règlement de retirer sa candidature, mais M. Ping pourtant seul en lice, n'a pas atteint la majorité des deux-tiers requise. Il a obtenu au quatrième tour 32 voix, et 20 bulletins blancs, à quatre voix de la majorité qualifiée exigée.