Paris - L'attentat en 1994 contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est considéré comme l'élément déclencheur du génocide, perpétré sous les yeux d'une communauté internationale restée impassible.
Les juges français chargés de l'enquête sur l'attentat contre l'avion -- dont l'équipage était français -- se rendent pour la première fois au Rwanda samedi, pour tenter d'éclaircir les circonstances de cet événement.
Le soir du 6 avril 1994, un Falcon 50 transportant le président Ha
byarimana et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira est abattu en phase d'atterrissage à Kigali par des missiles sol-air.
Habyarimana, un Hutu, revenait de Tanzanie où il avait participé à un sommet consacré aux crises rwandaise et burundaise, et au processus de négociations engagé avec la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, à majorité tutsi) menée par Paul Kagame, l'actuel président rwandais.
Cette rencontre visait à relancer les accords d'Arusha de 1993 qui prévoyaient notamment l'intégration des combattants du FPR à l'armée rwandaise, sous la surveillance d'une mission de l'ONU (Minuar).