N'DJAMENA - Le gouvernement soudanais et une faction rebelle minoritaire du Darfour, le Mouvement de la libération pour la justice (MLJ), ont signé jeudi à Doha un accord-cadre de paix alors que les négociations de Khartoum avec le principal groupe rebelle semblent piétiner.
La rébellion du JEM, active dans le Darfour (ouest soudanais), a renoncé à sa revendication concernant le report des élections d'avril au Soudan lors de discussions avec des délégués de Khartoum en cours à huis clos au Tchad, ont indiqué jeudi des sources tchadiennes.
Le JEM (Mouvement pour la justice et l'égalité) et le gouvernement soudanais sont en pourparlers depuis trois jours à N'Djamena sous l'égide du président tchadien Idriss Deby Itno, dans le cadre de la mise en oeuvre de leur accord de Doha, a affirmé à l'AFP un haut responsable tchadien sous couvert d'anonymat.
La même information a été rapportée jeudi par l'unique quotidien tchadien, Le Progrès, proche du pouvoir.
"Il est question de mettre en oeuvre l'accord (de Doha), mais le JEM a posé comme condition le report des élections au Soudan (prévues du 11 au 13 avril) et sa légalisation comme parti politique", a déclaré le haut responsable tchadien proche des pourparlers.
"Il y a eu blocus, le président Deby en personne est en train de jouer la médiation entre les deux parties. Finalement, le JEM a décidé de renoncer à cette exigence mais a posé d'autres conditions sur lesquelles les deux parties sont en train de faire des amendements", a-t-il ajouté.
Le mouvement "ne réclame plus le report des élections comme il l'a exigé au début des discussions" mais "porterait finalement ses réclamations sur d'autres questions à résoudre pendant une transition de deux années", a écrit Le Progrès dans son édition de jeudi.