WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a remis lundi le prix des droits de l'homme Robert F. Kennedy à Magodonga Mahlangu et son organisation, WOZA, pour leur engagement non-violent en faveur des droits des femmes et contre le régime du "dictateur" zimbabwéen Robert Mugabe.
Selon le centre Robert F. Kennedy pour les droits de l'homme, Mme Mahlangu appartient à une organisation de plusieurs dizaines de milliers de femmes qui, malgré les arrestations répétées et la répression brutale, milite pacifiquement pour les libertés, la défense des femmes contre le viol et les violences domestiques et le droit de manger et de s'éduquer.
"Chaque fois qu'on fouille sa maison, qu'on la menace de mort ou qu'on l'arrête - plus de 30 fois à ce jour et elle continue à apparaître en public et à être une source d'inspiration pour les Zimbabwéens - le pouvoir de l'Etat semble moins absolu", a dit M. Obama à la cérémonie à la Maison Blanche.
"Chaque fois qu'elle est sortie de prison après avoir été enfermée dans des conditions déplorables et avoir été victime de violences, et qu'elle a repris le travail, la perspective d'être jeté en prison perd de sa force de dissuasion. Par l'exemple qu'elle donne, Magodonga a montré aux femmes de WOZA et aux Zimbabwéens que leur propre pouvoir peut saper celui de leurs oppresseurs, que leur force peut ébranler celle du dictateur", a-t-il dit.
Depuis sa fondation en décembre 2002, WOZA (pour Women of Zimbabwe Arise, ou les Femmes du Zimbabwe se relèvent) a organisé plus d'une centaine de manifestations en faveur de la démocratie et des droits des femmes au Zimbabwe, selon le centre Robert F. Kennedy.