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13.04.2012 - ven. : 09'47 - Mise à jour 13.04.2012 - ven. : 09'47

Colère et confusion autour d'une réforme de l'université

Hongrie

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Budapest - Andras espérait étudier l'économie dans l'une des plus grandes universités hongroises, mais les réformes dans l'enseignement supérieur du Premier ministre conservateur, Viktor Orban, ont brutalement ruiné ses espoirs et ceux de plusieurs milliers d'autres aspirants-étudiants.               

"Je vais devoir quitter le pays", explique-t-il à l'AFP. A 19 ans, il termine sa dernière année dans un lycée de Budapest et sait désormais qu'il ne pourra pas étudier l'économie comme il le souhaitait. "J'espère pouvoir aller étudier à Varsovie, avec une bourse de l'Union européenne".               

Si Viktor Orban est critiqué à l'étranger pour ses lois jugées par ses détracteurs comme "liberticides" dans les domaines de la justice ou des médias, la refonte de l'enseignement supérieur adoptée fin 2011 -- marquée par une baisse drastique des places gratuites à l'université et l'obligation pour les étudiants qui en bénéficient de rester en Hongrie -- est passée quasiment inaperçue.               

Chez les lycéens hongrois et leurs familles, elle a provoqué confusion, colère et crainte. Pas une manifestation contre "l'Orbanistan" sans protestation contre cette réforme.               

Le nombre d'étudiants bénéficiant de bourses de l'Etat dans l'enseignement supérieur -- et qui ne paient donc pas leurs frais d'étude -- va tomber de 53.400 cette année à 31.000 en septembre, sur un total de 100.000 places d'étudiants dans les universités hongroises, souligne Maria Heller, directrice de l'institut de sociologie de l'Université Eotvos Lorant (ELTE), qui parle d'une réforme "farfelue".               

Les "étudiants subventionnés" devront signer un contrat qui les oblige à travailler pour un employeur hongrois, pour une période deux fois plus longue que la durée de leurs études. "Les études sont financées par les impôts des Hongrois. En conséquence, il est très important pour le gouvernement de bénéficier de cet investissement et c'est la raison pour laquelle les étudiants doivent rester en Hongrie", s'est justifié le ministère de l'Education dans un courriel envoyé à l'AFP.