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04.03.2010 - jeu. : 08'44 - Mise à jour 04.03.2010 - jeu. : 08'44

A Constitucion, l'eau est montée à 2 m dans les maisons, celles qui restent

Chili

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Constitucion (Chili)- "Là où il y a des gravats, c'est là où se trouvait ma maison", déclare Mauricio Munoz Morales, un habitant de Constitucion qui a tout perdu dans le tsunami de samedi au Chili. Son habitation se trouvait au bord du fleuve Maule, dont les eaux gonflées par les vagues gigantesques venues du Pacifique ont rasé des quartiers entiers de cette ville côtière, à environ 300 km de Santiago.

Mauricio se tourne et désigne deux véhicules aux vitres explosées et à la tôle compressée. "Ca, c'était ma camionnette, et la voiture rouge était aussi à moi", précise ce commerçant de 23 ans. Plus loin dans le quartier, un camion encastré dans une maison et un bateau échoué sur une place à 500 m du littoral témoignent de la force des flots, tandis qu'une odeur pestilentielle rappelle le bilan humain encore à venir.

Quatre-vingt morts selon un dernier bilan communiqué mercredi midi à l'AFP par le maire Hugo Tilleria Torres et "un nombre indéterminé de disparus". Environ 300, selon son chargé de communication, Ricardo Valdez. Quelque 20.000 personnes, un tiers de la population, ont tout perdu dans la catastrophe.

"Le tremblement de terre n'a rien fait à ma maison. Elle est restée débout. C'est l'eau qui l'a emportée", assure Mauricio. A dix mètres de là, un voisin Juan Bastos indique des traces sur les murs de sa maison un peu plus en retrait du fleuve. "L'eau est montée jusqu'à environ 2 m de haut.

Tout ce qui trouvait au rez-de-chaussée est perdu. Nous habitons maintenant à l'étage". Le tsunami, survenu environ une demi-heure après la secousse de magnitude 8,8 samedi en pleine nuit, a failli surprendre Mauricio.

"Si je n'avais pas entendu des gens crier, je ne m'en serais pas rendu compte. J'ai eu le temps de sortir et voir le fleuve gonfler. Nous sommes partis avec ma maman, ma grand-mère et mon frère nous réfugier dans la colline. Maintenant, nous sommes dans la maison d'un ami qui habite là-haut", dit-il.