ANGOP - Angola Press de Nouvelles Angola PressANGOP - Angola Press de Nouvelles Angola Press

Aller à la page d'accueil
Luanda

Max:

Min:

Accueil » Nouvelles » International

08.01.2010 - ven. : 09'13 - Mise à jour 08.01.2010 - ven. : 09'13

Aux confins d'Israël et du Liban, un bourg du Golan refuse d'être divisé

PO-Israël

Envoyer par email

Pour partager cette nouvelles par courriel, veuillez remplir les informations ci-dessous et cliquez sur Envoyer

Réviser

Pour signaler des erreurs dans les textes des articles publiés, de remplir les informations ci-dessous et cliquez sur Envoyer

    Ghajar (Golan) - Sawra Khatti ne fait pas de géopolitique. Elle veut simplement pouvoir rendre visite à ses proches de l'autre côté de Ghajar, un gros village du Golan à cheval entre Israël et le Liban, sans traverser de frontière internationale.


    "Ils veulent diviser le village en deux, donner une partie au Liban et l'autre à Israël. Qui acceptera ça ici ?", proteste cette habitante de Ghajar, bourg situé aux confins d'Israël, du Liban et de la Syrie. "Nous avons des parents en bas (du village), des terres en bas. Comment peut-on les diviser comme ça ?", poursuit-elle.


    Ancien village syrien dont une partie des terres se situaient alors en territoire libanais, Ghajar a été conquis par Israël durant la guerre des Six Jours (juin 1967) en même temps que le plateau du Golan.


    Annexé par Israël en 1981, il s'est étendu au cours des années vers le nord, en zone libanaise, si bien que le village se trouve à cheval sur la Ligne bleue, frontière entre Israël et le Liban tracée par l'ONU après le retrait israélien du Liban en 2000. En vertu de cette ligne, un tiers du village est libanais et les deux autres relèvent du secteur annexé par Israël.


    Ghajar a été entièrement réoccupé par Israël en 2006, lors de sa guerre contre le Hezbollah. L'armée israélienne a dans la foulée érigé une clôture de sécurité autour du village pour empêcher l'infiltration dans son territoire de combattants du mouvement chiite libanais.


    La présence israélienne à Ghajar, ainsi que dans le secteur des Fermes de Chebaa voisin, également revendiqué par le Liban, est l'une des raisons avancées par le Hezbollah pour justifier sa lutte contre l'"occupation" israélienne au Liban. L'accès au bourg n'est autorisé qu'aux habitants de Ghajar.