ANGOP - Angola Press de Nouvelles Angola PressANGOP - Angola Press de Nouvelles Angola Press

Aller à la page d'accueil
Luanda

Max:

Min:

Accueil » Nouvelles » Afrique

28.01.2011 - ven. : 09'07 - Mise à jour 28.01.2011 - ven. : 09'07

Ahmed Abderraouf Ounaïs, un diplomate du sérail

Tunisie

Envoyer par email

Pour partager cette nouvelles par courriel, veuillez remplir les informations ci-dessous et cliquez sur Envoyer

Réviser

Pour signaler des erreurs dans les textes des articles publiés, de remplir les informations ci-dessous et cliquez sur Envoyer


    Tunis - Ahmed Abderraouf Ounaïs, nommé jeudi ministre des Affaires étrangères du gouvernement de transition tunisien remanié, est un diplomate de carrière qui a servi sous les présidences de Habib Bourguiba et du président Zine El Abidine Ben Ali. Retraité depuis 1994, cet homme marié ne s'attendait sûrement pas à reprendre du service, jusqu'à la révolution tunisienne qui a chassé Ben Ali du pouvoir le 14 janvier.


    Il était sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères dans le gouvernement de transition première mouture, formé le 17 janvier par Mohamed Ghannouchi. Cet indépendant succède, deux jours après avoir fêté ses 75 ans, à Kamel Morjane, le dernier chef de la diplomatie de Ben Ali, souvent présenté de son temps comme le candidat de Washington à la succession.


    Kamel Morjane a fait, avec la plupart des caciques de l'ancien régime, les frais de ce remaniement décidé sous la pression quotidienne de milliers de manifestants et de la puissante Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).


    Licencié en lettres de l'Université de la Sorbonne à Paris, M. Ounaïs entre en 1962 au ministère des affaires étrangères. Il y est nommé en octobre 1964 chef de la division de la coopération technique et culturelle. Puis il retourne à Paris, en 1971, en tant que conseiller culturel à l'ambassade de Tunisie avant d'être nommé conseiller d'ambassade à Moscou en 1972 et de rentrer à Tunis en 1976.


    En 1980, il devient ambassadeur représentant-permanent-adjoint de la Tunisie auprès des Nations Unis. Il est ensuite promu ambassadeur de Tunisie à New Delhi, de 1980 à 1987, puis à Moscou, de 1987 à 1990, avant d'achever sa carrière à la direction générale de son ministère. Jusqu'à ce que l'Histoire ne le rappelle au sommet de la diplomatie tunisienne, au moins pour quelques mois.